Illustration : Service national universel : des comptes frauduleux à l’origine d’une possible fuite de données

Service national universel : des comptes frauduleux à l’origine d’une possible fuite de données

Le Service national universel (SNU), dispositif public d’engagement des jeunes porté par le ministère de l’Éducation nationale, a informé les titulaires de comptes de sa plateforme d’une possible exposition de leurs données personnelles. Des vérifications sont en cours de son côté.

Des comptes de responsable de structure créés frauduleusement

Selon les services chargés de la sécurité des systèmes d’information du ministère, cités par le SNU, des individus malveillants auraient créé plusieurs comptes de responsable de structure sur la plateforme. Ces comptes leur auraient permis d’atteindre certaines informations des titulaires de comptes.

Le SNU évoque aussi une autre explication : il pourrait s’agir de la réutilisation d’une ancienne fuite de données, dans un contexte de divulgation de nombreuses bases. Il indique ne pas être en mesure, à ce stade, de confirmer si les données ont réellement été consultées ou diffusées.

Les informations citées

Le message du SNU énumère trois familles de données :

  • l’identité et les coordonnées : nom, prénom, adresse e-mail, numéros de téléphone ;
  • la localisation administrative du compte : région et département ;
  • le suivi du compte : rôle, statut, dates de création, de dernière modification et de dernière activité, acceptation des conditions générales.

Certaines de ces données sont, selon le SNU, celles fournies à la création du compte. Aucun volume n’a été communiqué, et le message ne précise pas quels profils de titulaires sont concernés.

Un précédent en 2023

Ce n’est pas la première fois que la plateforme est visée. En décembre 2023, le ministère avait confirmé un vol de données touchant environ 150 000 personnes, soit quelque 62 500 volontaires et 87 000 parents, et le procureur de la République avait été saisi. Rien ne permet à ce stade de dire si les données de 2023 et celles citées aujourd’hui se recoupent.

Pourquoi rester vigilant

Un nom, une adresse e-mail et un numéro de téléphone suffisent à mener des sollicitations ciblées. Le rôle, la région ou la date de dernière activité d’un compte peuvent rendre crédible un faux message au nom du SNU ou du ministère, par e-mail comme par SMS. La fin programmée du dispositif offre un prétexte tout trouvé : clôture de compte, attestation d’engagement, régularisation de mission.

Données concernées :

  • Nom et prénom
  • Adresse e-mail
  • Numéros de téléphone
  • Rôle et statut du compte
  • Région et département
  • Dates de création, de modification et de dernière activité du compte
  • Acceptation des conditions générales

Mentions :
Statut Fuites Infos : Confirmée par l'entreprise

Que faire si vous êtes concerné ?

  • Méfiez-vous des e-mails au nom de Service national universelDes coordonnées exposées permettent d'écrire des messages d'hameçonnage très crédibles. Ne vous connectez jamais depuis un lien reçu par e-mail : passez par le site ou l'application officiels.
  • Restez vigilant face aux appels et SMSUn faux conseiller peut citer des informations exactes pour gagner votre confiance. Ne communiquez jamais un code reçu par SMS, un mot de passe ou vos coordonnées bancaires à un interlocuteur qui vous contacte.
  • Faites-vous aiderLe dispositif public cybermalveillance.gouv.fr accompagne gratuitement les victimes et recense les arnaques en cours.

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