Illustration : Le Bon Siège : fuite revendiquée visant 1 084 clients de la boutique

Le Bon Siège : fuite revendiquée visant 1 084 clients de la boutique

Des clients de la boutique en ligne Le Bon Siège, particuliers comme professionnels, pourraient voir leurs coordonnées complètes, leur date de naissance et l'historique de leurs commandes exposés après un piratage présumé. Selon la revendication publiée le 31 août 2026 sur un forum cybercriminel, environ 1 100 personnes figureraient dans la base de données du site lebonsiege.fr, mise en ligne gratuitement.

Ce que contiendrait la base du site Le Bon Siège

Exploitée depuis Strasbourg par la société MB2, la boutique propose des sièges ergonomiques et du mobilier de bureau. Le dépôt concernerait en très grande majorité des clients français. Pour chacun, il réunirait l'identité et les coordonnées complètes (adresse postale, téléphones, date de naissance), l'historique des commandes et l'empreinte du mot de passe, une forme qui ne le rend pas lisible en clair. Des demandes adressées au service client, des messages et des informations de connexion comme l'adresse IP y figureraient aussi.

Le fichier exposerait par ailleurs les informations professionnelles de près de 300 entreprises clientes, dont un peu plus de 200 numéros SIRET, ainsi que la douzaine de comptes d'administration de la boutique, dont plusieurs relèvent de Ciblo, l'agence web qui a intégré le site.

Des données anciennes, mais toujours utilisables

Les enregistrements s'étendraient de juin 2015 à avril 2021. Plus de cinq ans séparent donc les données les plus récentes de leur diffusion : certaines adresses ou certains numéros ont pu changer depuis, mais une date de naissance reste valable. Aucune donnée bancaire ne figurerait dans le dépôt, les paiements par carte de l'enseigne passant par une passerelle hébergée par sa banque.

Associées au nom, à l'adresse et au téléphone, ces informations permettent de construire des messages frauduleux crédibles, voire de faciliter une usurpation d'identité. Pour les entreprises clientes, le numéro SIRET et le détail des achats passés peuvent servir de base à de fausses factures. À ce stade, MB2 n'a pas confirmé publiquement ces éléments.

Détails techniques :

  • 1 084 personnes concernées, environ 1 100 annoncées
  • Près de 300 entreprises clientes, dont un peu plus de 200 numéros SIRET
  • Une douzaine de comptes d'administration, dont plusieurs rattachés à l'agence web Ciblo
  • Mots de passe présents sous forme d'empreinte
  • Enregistrements de juin 2015 à avril 2021
  • Aucune donnée bancaire, paiements par carte via une passerelle hébergée par la banque de l'enseigne
  • Base mise en ligne gratuitement

Données concernées :

  • Civilité, prénom et nom
  • Date de naissance
  • Adresse email et numéros de téléphone
  • Adresse postale, ville, code postal et pays
  • Mot de passe (haché)
  • Fiche client
  • Historique de commandes et de transactions, factures et montants
  • SIRET, identifiant fiscal et données professionnelles
  • Tickets de support, contenu de messages et champs libres
  • Adresse IP et données d'appareil
  • Identifiant interne

Mentions :
Statut Fuites Infos : Revendiquée

Que faire si vous êtes concerné ?

  • Changez votre mot de passeModifiez le mot de passe de votre compte Le Bon Siège (MB2), puis celui de tout autre service où vous utilisiez le même. Activez la double authentification lorsqu'elle est proposée.
  • Méfiez-vous des e-mails au nom de Le Bon Siège (MB2)Des coordonnées exposées permettent d'écrire des messages d'hameçonnage très crédibles. Ne vous connectez jamais depuis un lien reçu par e-mail : passez par le site ou l'application officiels.
  • Restez vigilant face aux appels et SMSUn faux conseiller peut citer des informations exactes pour gagner votre confiance. Ne communiquez jamais un code reçu par SMS, un mot de passe ou vos coordonnées bancaires à un interlocuteur qui vous contacte.
  • Soyez attentif aux tentatives d'usurpation d'identitéSurveillez tout courrier inhabituel ouvert à votre nom : crédit, abonnement, contrat. Si vous constatez une usurpation, déposez plainte et conservez le récépissé, il vous sera demandé pour contester.
  • Faites-vous aiderLe dispositif public cybermalveillance.gouv.fr accompagne gratuitement les victimes et recense les arnaques en cours.

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