Illustration : Storia Mundi : fuite de données revendiquée visant 40 221 auditeurs

Storia Mundi : fuite de données revendiquée visant 40 221 auditeurs

Les amateurs d'histoire qui suivent les conférences en ligne de Storia Mundi pourraient voir leurs coordonnées et leurs inscriptions exposées après un piratage présumé. Selon la revendication publiée le 4 septembre 2026, un peu plus de 40 000 personnes seraient concernées, dont des participants aux visioconférences qui, pour la plupart, n'ont pas de compte.

Au-delà des 17 850 comptes de Storia Mundi

Média culturel français, Storia Mundi diffuse en ligne des conférences d'histoire et d'histoire de l'art animées par des universitaires et des spécialistes, avec rediffusions, articles et ressources pédagogiques. Le pirate propose sur un forum cybercriminel un export d'environ 338 Mo, présenté comme la base de la plateforme et annoncé comme portant sur 17 850 utilisateurs. L'écart avec le total de personnes tient aux participants aux visioconférences, présents dans les données sans disposer de compte. Le public serait très majoritairement français, avec une minorité belge, suisse et canadienne.

Identité, connexion et facturation réunies

Le dépôt rassemblerait l'identité et les coordonnées (nom, adresse électronique, téléphone, adresse postale, date de naissance), les identifiants de connexion avec des mots de passe protégés par condensat, et l'historique des inscriptions aux conférences. Il comporterait aussi la facturation : abonnements, factures, montants et références de carte tronquées, sans numéro complet. D'après l'annonce, l'export couvrirait en outre le catalogue des conférences, le journal d'activité des comptes et l'état du planificateur de tâches.

Des références de carte tronquées ne suffisent pas, en principe, à payer. Associées au nom, à l'adresse et à l'historique d'abonnement, elles donnent pourtant de quoi rédiger un faux message de renouvellement ou de problème de paiement très vraisemblable. La date de naissance et l'adresse postale complètent un profil utilisable pour l'usurpation d'identité. Storia Mundi n'a pas confirmé ces éléments à ce stade.

Détails techniques :

  • Export d'environ 338 Mo présenté comme la base applicative du service
  • 17 850 utilisateurs annoncés, un peu plus de 40 000 personnes au total
  • Mots de passe protégés par condensat
  • Références de carte tronquées, sans numéro complet
  • Export incluant le catalogue des conférences, le journal d'activité des comptes et l'état du planificateur de tâches
  • Public majoritairement français, minorité belge, suisse et canadienne

Données concernées :

  • Nom complet, prénom et nom
  • Date de naissance et langue
  • Adresse email et numéro de téléphone
  • Adresse postale, ville, code postal et pays
  • Identifiant de connexion, identifiant utilisateur et identifiant interne
  • Mot de passe (haché) et jeton d'authentification
  • Rôle ou droits d'accès
  • Carte de paiement (références tronquées)
  • Factures, montants et historique de transactions
  • Historique des inscriptions aux conférences
  • Fiche client
  • Adresses web

Mentions :
Statut Fuites Infos : Revendiquée

Que faire si vous êtes concerné ?

  • Faites remplacer votre carte en cas de douteSi votre numéro de carte a pu être exposé, demandez son remplacement à votre banque et signalez toute opération suspecte. Une fraude à la carte bancaire peut être déclarée en ligne sur la plateforme Perceval, accessible depuis service-public.fr.
  • Changez votre mot de passeModifiez le mot de passe de votre compte Storia Mundi, puis celui de tout autre service où vous utilisiez le même. Activez la double authentification lorsqu'elle est proposée.
  • Méfiez-vous des e-mails au nom de Storia MundiDes coordonnées exposées permettent d'écrire des messages d'hameçonnage très crédibles. Ne vous connectez jamais depuis un lien reçu par e-mail : passez par le site ou l'application officiels.
  • Restez vigilant face aux appels et SMSUn faux conseiller peut citer des informations exactes pour gagner votre confiance. Ne communiquez jamais un code reçu par SMS, un mot de passe ou vos coordonnées bancaires à un interlocuteur qui vous contacte.
  • Soyez attentif aux tentatives d'usurpation d'identitéSurveillez tout courrier inhabituel ouvert à votre nom : crédit, abonnement, contrat. Si vous constatez une usurpation, déposez plainte et conservez le récépissé, il vous sera demandé pour contester.
  • Faites-vous aiderLe dispositif public cybermalveillance.gouv.fr accompagne gratuitement les victimes et recense les arnaques en cours.

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