Illustration : FFTT : fuite de données revendiquée, 1 645 606 personnes annoncées

FFTT : fuite de données revendiquée, 1 645 606 personnes annoncées

Les licenciés de la Fédération française de tennis de table (FFTT) sont visés par une nouvelle fuite de données revendiquée. Un fichier présenté comme la base de la fédération a été mis en vente le 5 novembre 2026 sur un forum cybercriminel. À ce stade, la FFTT n'a pas confirmé publiquement ce piratage présumé.

Capture filigranée et masquée de l'annonce de mise en vente visant la FFTT

Annonce publiée le 5 novembre 2026, identité de l'auteur et données personnelles masquées.

Ce que le pirate affirme détenir sur la FFTT

La FFTT est l'instance nationale du tennis de table. Elle tient les licences des joueurs affiliés à ses clubs, ce qui explique la nature des informations en jeu.

L'acteur à l'origine de l'annonce évoque 1 645 606 personnes. Il parle aussi de 2 220 815 lignes. Il ajoute 42 796 fichiers qui auraient été extraits avec cette base. Parmi eux figureraient 1 864 pièces d'identité. Il mentionne également 383 justificatifs de domicile. Ces volumes sont annoncés mais non vérifiés.

Ce que contient l'échantillon publié de la base FFTT

Selon l'analyse de Fuites Infos, l'échantillon publié compte 925 fiches de personnes, avec identité, date de naissance, coordonnées et données de licence. Plus de la moitié portent des informations de certificat médical : le type, le plus souvent la date et le nom du médecin. Elles ne comportent pas de contenu médical détaillé. Des licenciés mineurs y figurent.

L'écriture la plus récente date du 15 octobre 2025. Elle est donc postérieure à la communication de la fédération du 19 septembre 2025 sur une intrusion. L'échantillon ne contient aucun des fichiers annoncés, qui restent non vérifiés.

Pourquoi ces informations de licenciés sont sensibles

Une même fiche réunit le nom, la date de naissance et les moyens de joindre la personne. Cette combinaison peut servir à une usurpation d'identité. Un message frauduleux qui citerait une licence ou un club paraîtrait aussi plus crédible aux yeux d'un joueur ou de ses proches. La présence de mineurs et la mention d'un certificat médical rendent ces fiches plus délicates encore. Si les pièces d'identité annoncées existaient bien, le risque d'usurpation s'en trouverait accru.

Données concernées :

  • Identité : nom, prénom, genre, date et lieu de naissance, nationalité probable
  • Coordonnées : courriel, téléphone, adresse postale
  • Licence : numéro, club, catégorie, historique
  • Certificat médical : type, date, nom et numéro du médecin
  • Identifiant de compte et adresse de photo
  • Données de licenciés mineurs

Données annoncées non vérifiées :

  • Pièces d'identité
  • Justificatifs de domicile
  • Attestations, certificats et contrats
  • Photos

Mentions :
Statut Fuites Infos : Revendiquée

Que faire si vous êtes concerné ?

  • Changez votre mot de passeModifiez le mot de passe de votre compte Fédération Française de Tennis de Table, puis celui de tout autre service où vous utilisiez le même. Activez la double authentification lorsqu'elle est proposée.
  • Méfiez-vous des e-mails au nom de Fédération Française de Tennis de TableDes coordonnées exposées permettent d'écrire des messages d'hameçonnage très crédibles. Ne vous connectez jamais depuis un lien reçu par e-mail : passez par le site ou l'application officiels.
  • Restez vigilant face aux appels et SMSUn faux conseiller peut citer des informations exactes pour gagner votre confiance. Ne communiquez jamais un code reçu par SMS, un mot de passe ou vos coordonnées bancaires à un interlocuteur qui vous contacte.
  • Attention aux faux messages de l'Assurance maladie ou d'une mutuelleL'Assurance maladie ne demande jamais vos coordonnées bancaires par e-mail ou par SMS. En cas de doute, connectez-vous directement à votre compte ameli ou à l'espace adhérent de votre mutuelle.
  • Soyez attentif aux tentatives d'usurpation d'identitéSurveillez tout courrier inhabituel ouvert à votre nom : crédit, abonnement, contrat. Si vous constatez une usurpation, déposez plainte et conservez le récépissé, il vous sera demandé pour contester.
  • Parlez-en aux enfants concernésDes messages peuvent viser directement les élèves ou leurs parents. Rappelez-leur de ne pas répondre à un message inattendu qui cite leur établissement ou leur classe.
  • Faites-vous aiderLe dispositif public cybermalveillance.gouv.fr accompagne gratuitement les victimes et recense les arnaques en cours.

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